Fashion-Z au Festival d'Histoire de l'Art de Fontainebleau 07.06.26 - 08.06.26
Pour sa 15ème édition consacrée à la Mode, le Festival d'Histoire de l'Art s'associe au Campus Mode, Métiers d'Art & Design pour offrir une programmation exceptionnelle dédiée à la jeune création !
Entrée libre et gratuite.
Au PROGRAMME :
Fashion-Z : Recherches en mode. Les étudiants et doctorants en écoles de mode pitchent leurs travaux
Dimanche 7 juin, 14h
Inspiré de « Ma thèse en 180 secondes », cet exercice transpose le format et invite étudiants et doctorants en école de mode à relever le défi : condenser leurs écrits en trois minutes chrono ! Ces travaux hybrides décloisonnent les frontières entre théorie et pratique. Chaque mémoire se matérialise dans un ouvrage unique où l’iconographie devient langage. La recherche s’incarne, le concept prend forme.
En 180 secondes, les étudiants défendent leur démarche, révèlent leurs obsessions créatives et partagent la singularité de leur regard. Une performance collective qui célèbre la mode comme territoire de pensée autant que de création.
Mémoires Vives. Conférence performée
Par Robinson Boursault, diplômé de l’Ecole Duperré Paris
Dimanche 7 juin à 16h, au théâtre municipal de Fontainebleau.
Comment archiver la création en devenir ?
Robinson Boursault présente ici une mise en archive performative qui enregistre la mémoire des écoles de mode. Les créations étudiantes - vêtements, accessoires, échantillons textiles et ennoblissements - forment un vestiaire singulier, activé par un travail de captation et de classification méthodique.
Artiste et archiviste de mode, diplômé de l’Ecole Duperré Paris, Robinson Boursault explore la mémoire des gestes, le vêtement-souvenir et considère la conservation comme création.
Fashion-Z : Jeune création série de performances
Samedi 6 et dimanche 7 juin au Château de Fontainebleau
Tout au long du festival, étudiants d’école de Mode du Campus et jeunes créateurs apporteront leur regard singulier sur les vêtements et les corps qui les portent au travers de performances inédites.
En pièces
Jeanne-Léopoldine Claustre de l’Institut Français de la Mode / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Robinson Boursault diplômé de l’École Duperré Paris
Samedi 6 juin, 14h
Après En biais (2025), Robinson Boursault et Jeanne-Léopoldine Claustre présentent En pièces. La performance décline le parcours d’une archiviste aux prises avec des rebuts vestimentaires. Par ses gestes, le tas anonyme devient peu à peu vestiaire possible et archive en devenir. En pièces porte un regard sensible sur la conservation et ouvre la voie vers un espace chorégraphique du vêtement.
Une pile de vêtements gris à l’état d’usure est progressivement déplacée par une interprète sur scène. Incarnant l’archiviste, elle remanie les pièces et questionne les cadres de conservation traditionnels.
Le vêtement est une peau que l'on quitte
Par Julie Moriuser, résidente du Tremplin Mode et Textile.
Samedi 6 juin à 16h30
Sous la forme d’une action performative, fragment d’un univers artistique où le vêtement devient matière régénérée, mémoire et espace de transformation, se déploie l’expérience d’une métamorphose. Inspirée à la fois par les planches anatomiques d’écorchés et par la métaphore du vêtement comme seconde peau, cette performance interroge la relation entre le corps et ses enveloppes. Elle explore la notion de mue, de dépouille, et comment le vêtement façonne, protège, contraint puis se détache du corps.
Rejoins la tempête
Par Olga Desclouds de l’École des Arts Décoratifs - PSL
Samedi 6 juin, 14h, 14h30, 16h, 16h30 et 17h
Onze jupes-banderoles imprimées en sérigraphie deviennent les supports d'une lutte collective. D'abord fermées, les lettres se fragmentent sur les corps, puis se déploient dans l'espace public pour former des slogans communs (UNI·ES, RÉUNI·ES, SOUVERAINE, TEMPÊTE…). Cette performance text·ile, ancrée dans l'histoire des manifestations féministes et de leurs banderoles, réinvestit la jupe comme symbole de puissance, transforme les corps en étendards et matérialise le passage de l'intime solitaire à la tempête collective. Porter devient un acte politique et graphique.
Codes Morpho
Par Céline Shen diplômée de l'École des Arts Décoratifs - PSL, Tomo Muranaka danseuse et le robot Nao de Maxtronics Robotics, et Zlata Rosen soprano
Samedi 6 juin, 17h et 17h30
Codes Morpho est une métaphore du passage entre mondes visibles et invisibles, du tangible au numérique. À travers une performance pluridisciplinaire mêlant mode, danse, musique, poésie, intelligence artificielle et réalité augmentée, le projet met en dialogue la matérialité du textile et le corps en mouvement, et explore les notions de transformation, de liberté et d’émergence de nouvelles formes de sensibilité au sein d’un environnement hybride. Corps, voix et sons flottent, se frôlent et se transforment, tandis que le textile devient langage, mémoire et présence.
Le Corps fantôme
Par les étudiants en 1ère année du DNMADE collection (vêtements & accessoires) - École Duperré
Dimanche 7 juin, 13h, 13h30, 14h et 14h30
Cette pièce est un projet pédagogique performé, elle se présente comme une coulisse méthodologique de la création. Le public verra les étudiants du DNMADE Collection (vêtements & accessoires) de l’Esaa Duperré travailler à la chaîne d’ustensilité, du patron à la maquette d’étude, de l’atelier à la rue. Ils s’attacheront à rejouer les gestes, les outils et les artefacts impliqués dans le processus de conception et de confection d’un vestiaire. Le rythme de production est frénétique, calqué sur celui de l’industrie marchande de la mode : le vêtement, à peine fixé, est aussitôt sorti de la chaîne. C’est un récit de ces « temps du faire » qui persistent, une histoire de résurgence de formes et de collisions stylistiques … Une histoire de Mode, en somme.
Chimères #1 et Chimères #2
par les étudiants de DSAA Mode de l’École Duperré
Dimanche 7 juin, 12h et 15h
Autour de la notion de chimère et porté par le goût des créatures, l’école Duperré présente une série de tableaux anachroniques. Des faunes, des corps hybrides, des standards renouvelés, figurent ces récits imaginaires. Avec comme plaisir des rencontres et des frictions, le fil des métamorphoses d’Ovide. Dans un jeu de discussions entre les silhouettes, sur la formule du voguing, et des reveals, les silhouettes se jaugent se toisent, s’enlacent. Mettant en valeur les singularités des silhouettes.
Co-HABITACLE - fragile écosystème
par Lola Loup résidente du Tremplin Mode et Textile et Salomé Chatriot
Dimanche 7 juin, 17h
Ce projet associe la sculpture textile en peau de poisson de Lola Loup et la performance Fragile Ecosystem de Salomé Chatriot, mise en tension par le souffle. En articulant sculpture, corps et respiration, l’ensemble propose une expérience située, où se rejouent des formes de cohabitation instables entre matière vivante, restes organiques et environnements partagés. Le souffle y devient à la fois un vecteur de lien et une mesure de ces équilibres fragiles.